Un hommage à André Martel

Conçu et interprété par
Michel Tabarand, musicien-acteur

 

En Pataphysique comme en science, c’est l’anomalie qui fait avancer la découverte
Boris Vian
André Martel

André MARTEL (1893 – 1976) surnommé Martelandre, est un poète d’une singularité phénoménale. Ami des surréalistes, membre du Collège de Pataphysique, il est avant tout l’inventeur d’une langue dans laquelle il publie en 1951, un ouvrage Le Paraloïdre des çorfes. S’en suivront plusieurs publications dans cette langue pensée en profondeur. Martel en dira ceci :  « J’ai surtout vu, dans cette figure, un monstre moderne personnifiant l’ensemble des forces physiques, physiologiques, sociales, psychologiques et cosmiques qui tourmentent ou ravissent l’âme humaine. Pour mon compte, cette expression est très importante parce qu’elle renferme le contenu de mon ouvrage dans lequel j’ai voulu donner une impression sensible sur la situation actuelle de l’homme.»
On l’écoutait, en Mai 68, interpréter ses chants Paraloïdres dans le Grand Amphi de la Sorbonne. Il prétendait que la police surveillait ses allées et venues, car il passait alors pour un anarchiste inquiétant.

 

 

 

Michel Tabarand est un artiste inclassable. Musicien et acteur, il s’emballe aussi bien pour les musiques anciennes que contemporaines, pour l’improvisation et les musiques dites populaires. Participe à des groupes de ukulélés, pratique le clown. Il est un des rares à fréquenter l’oeuvre d’André MARTEL depuis longtemps. Son éclectisme est une philosophie, celle de la rencontre. Et à travers tout ça, il reste lui-même. Un fou tranquille sans cesse engagé dans la découverte.

Cette folie douce était faite pour traiter la langue du Martelandre. La voix, la contrebasse, les enregistrements de témoins et amis du poète, le corps, et la tablamoi, bien-sûr, véritable personnage surréaliste qui tient le centre de la scène.

DURÉE : 1 heure
SPECTACLE EN SALLE A PARTIR DE 12 ANS