Troisième édition du plus petit festival du monde
LES VOIX Á VIF

Un seul jour, un seul spectacle, une seule heure, un seul artiste, un seul auteur

de et par
Bernard Colin

Soirée de soutien à l’action de l’association citoyenne Bancs Publics

J’habite la langue comme d’autres habitent un pays ou un quartier, je l’ai déjà dit. Graphomane, obsédé textuel, j’écris tous les jours. La plupart du temps à l’aube dans un état d’esprit flottant entre le sommeil et la veille. Ces carnets sans queue ni tête, forment un capharnaüm où se croisent très spontanément, poèmes, réflexions, absurdités, déconnades, haïkus, sonnets, hommages, pastiches et lipogrammes… C’est dans ces centaines de pages, qu’il fallut choisir quelques surprises…

 

1ère partie : Considérations un temps festives
Valparaiso, Valparaiso… La mort de mon grand-père m’inspire. La langue m’impressionne depuis toujours, C’est le principe d’incertitude érigé en système. C’est l’oreille des choses. C’est parti.

2ème partie : Ruminations matutinales
17 petits textes, de trois lignes à deux pages, où l’on entendra aussi bien la recette du poème-cataplasme que la définition du mot « aveu » en une période de 190 mots. Il faudra se freiner sur les lipogrammes qui sont plus intéressants à la lecture qu’à l’oreille, du fait que l’on peut y constater de visu, l’absence des lettres interdites.

3ème partie : Sept sonnets
Ou comment exercer la liberté de son esprit, son actualité, tout en respectant cette forme multiséculaire aux contraintes précises. On y rencontrera le fameux alexandrin que, sans le savoir, Nietzche à offert aux français : « Toute pensée qui ne peut se danser est un faux ».

4ème partie : Les hommages
Fables à la manière de La Fontaine, Poèmes rieurs à la manière de Prévert, Déclaration d’amour. Quelques hommages aux poètes qui ont marqué ma jeunesse. Et pour finir, un salut à Gaza, poème monovocaliste où seul le son A est permis.

 

 

Photos : Jeanne Davy

Durée :  1 heure