Libre adaptation de la pièce de Nathalie Sarraute
Par
La Compagnie Belle Pagaille
Avec Capucine Mandeau et Angélique Grandgirard
Mise en scène Charlotte Perrin de Boussac
Regard Extérieur Charo Beltran Nunez
Le spectacle
Vous êtes conviés dans un tribunal en tant que juré. Avant de rendre votre verdict et pour avoir toutes les informations nécessaires les avocates des deux parties vous reçoivent pour une séance de reconstitution. Le dossier concerne la demande de rupture amicale d’une certaine H2 face à son amie de toujours, H1. L’exposition des faits devient une démonstration à charge et chacune cherche à convaincre l’auditoire ! S’y ajoutent les codes de la téléréalité et des réseaux sociaux avec leur culture de l’image. Venez rendre le jugement de cette joute verbale pleine d’amitié pure mais aussi de mauvaise foi carabinée !
La compagnie
À la fenêtre, au bar du coin, sur un bout de trottoir ou chez le coiffeur, la compagnie Belle Pagaille cultive depuis 2004 un théâtre hors-piste, inventif et indocile. Leur moteur ? Faire de l’ordinaire une scène vivante, mêler les disciplines, refuser les cadres. Parler de dépendance, de fragilité, de liberté, sans demander la permission d’exister, mais en invitant sans détour à faire partie du désordre. Et laisser l’imprévisible faire le reste…
Nathalie Sarraute
Née le 18 juillet 1900, Nathalie Sarraute est une écrivaine, dramaturge et avocate française d’origine russe. Figure de proue du nouveau roman, elle est connue pour ses recueils d’essais Tropismes et L’Ère du soupçon. Ayant écrit sa dernière œuvre à 97 ans, elle meurt à Paris le 19 octobre 1999.
Dans son écriture, Sarraute ambitionne d’atteindre une « matière anonyme comme le sang », veut révéler « le non-dit, le non-avoué », tout l’univers de la « sous-conversation ». Les mots, le temps de leur énonciation, figent ce qu’ils nomment, et installent une conversation dans une routine inauthentique. Nathalie Sarraute veut défaire ces constructions mensongères et illusoires. Elle veut mettre en jeu les « innombrables petits crimes » que provoquent sur nous les paroles d’autrui. Il ne s’agit pas vraiment de mensonges, mais ils sont imposés par le langage lui-même
Capucine Mandeau, comédienne
Arrivée à Montpellier pour faire des études en Lettres Modernes (Master 2), FLE et journalisme, elle y découvre le théâtre et l’ENSAD, alors CNSAD de Montpellier dont elle sort en 2000. Elle intègre quelques grosses compagnies de théâtre de rue avant de créer la Cie Belle Pagaille pour développer des projets singuliers et collectifs par amour de l’esprit de troupe. Elle travaille la danse de rue avec Artonik, Shakespeare avec Philippe Avron, le cirque avec Cie SCOM, encore Shakespeare avec Art Cie, le conte en LSF avec Belle Pagaille… Elle accompagne ou dirige des projets de création en écriture et en mise en scène pour le théâtre, le théâtre de rue (Monique sur les crêtes), le cirque (Exploratrices, Boîte Noire, Hyperboles) ou l’action culturelle (L’ourse).
Dernièrement, elle a joué dans Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute et Moby Dick d’Herman Melville. Par plaisir du jeu, elle s’essaie parfois à la voix off, au podcast, à la poésie urbaine ou à la création in situ.
Angélique Grandgirard, comédienne
Après des études aux Beaux Arts, Angélique se tourne vers le théâtre en passant par des performances dans l’espace public. Comédienne professionnelle depuis 2005, elle cultive un goût particulier pour la poésie, d’autant plus quand elle est surréaliste (Michaux, Cortazar, Fontaine). elle participe particulièrement à des projets de théâtre hors les murs par goût du rapport privilégié qu’il entraîne avec le public. C’est en préparant un spectacle dans les trains qu’elle rencontre le travail de Bernard Colin autour de l’oralité. Jouer un spectacle qui traite justement de la manière dont on interprète le langage au P’tit Denfert est bien approprié !
Depuis une formation à l’école internationale de théâtre Lassaâd de Bruxelles (pédagogie Jacques Lecoq) elle s’inscrit dans une recherche spécifique autour du mouvement et du geste.
Durée : 50′