Les viaducs de la nacelle
ou
L’histoire d’Odile

C’est l’histoire d’une rencontre, une de ces rencontres qui ne s’oublie pas, teintée d’espoir, d’impuissance et d’une profonde humanité. L’auteur nous invite par ce texte d’une belle plume, fine et poétique, à rencontrer Odile, du quartier de la Nacelle, qui se débat avec ses angoisses entre délire et réalité, sans pouvoir être rassurée par son quotidien, ni par ses parents. Le comédien, frère de l’auteur, Gilbert Grossmann s’empare du texte pour le porter au théâtre avec une sensibilité et une justesse qui plongent le public dans une rencontre multiple. La mise en scène d’Odile Martin trouve un bon équilibre entre la force du propos, l’interprétation et la fluidité de l’écriture.

C’est un déferlement d’anecdotes bancales qui expriment la folie d’Odile, mâtinées de la fragilité, de la bienveillance, de l’humanité et de l’humour du narrateur-psychiatre. Odile est éternellement présente. Elle se laisse quelques fois manipuler et le médecin devient le marionnettiste bienveillant mais le plus souvent, elle reste farouchement dans son monde. Des liens se créent malgré tout, miraculeusement parfois. Les tensions et les frustrations créent le drame et ce drame devient théâtre. On s’en amuse, on y participe et l’on est touché par tant d’humanité.

portrait Francis Grossmann

 

 

L’auteur
Passionné de théâtre, de littérature et de musique, Francis Grossmann aimait écrire dans son « ciscoblog ». Il l’avait intitulé « le site d’un graphomane impénitent et intermittent ». Ce sont des centaines de pages qui traitent aussi bien de son quotidien de médecin psychiatre, que de ses découvertes littéraires et esthétiques, ses impressions, ses réflexions. Avec son frère Gilbert, ils montent et adaptent des pièces de théâtre dont il font la mise en scène. Il décède dans un accident de voiture en 2010.

Un spectacle très sensible et intelligent autour de la prise en charge de la folie et de l’humanité et de la sensibilité  des soignants ? Stéphanie Cardin Psychologue

Un grand bravo pour la représentation, j’ai passé un excellent moment. J’ai vraiment beaucoup aimé le texte que j’ai trouvé sonner très juste mais aussi la mise en scène, la magnifique Odile et le très bon jeu de comédien (j’ai été très impressionnée). C’était très réussi, bravo!  Merci pour ce bon moment. Élise-Anne Baray – Professeur d’Allemand

Une bien jolie pièce est passée 2 jours à Paris à  la Comédie des trois bornes Paris 11e. Gilbert Grossmann, seul en scène y joue magnifiquement de ses deux casquettes : Celle du médecin  chevronné  et celle du comédien, très  aguerri lui aussi! Il faut cette solidité  pour assumer le sujet difficile s’il en est qu’est la folie…. Mais la folie existe- elle, au fond ? C’est la question qu’on est amené à se poser en quittant la salle!! Certes, cette  Odile dont il nous entretient en présente tous les signes tant les délires dont il nous fait part sont extravagants! Corps mangé  par des bêtes répugnantes, telles vipères et autres, déni de sa propre mère qui pourtant a résisté à la maladie, Odile joue à  son aise avec la réalité pour parvenir à la supporter! Le spectateur, emmené  dans ce tourbillon à  la fois navrant et réjouissant se demandera s’il n a pas vécu comme un catharsis qui aurait la vertu d’exorciser ses propres démons … ou du moins le regard qu’il a jusque là porté sur la plus douloureuse sans doute des  » différences » humaines. Danielle Millaud – Cap Philosophe

Bravo, un très bon spectacle. Lou Brigaud Schruttringer – ex députée à Bruxelles

Seule en scène Gilbert Grossmann raconte l'histoire d'Odile

Texte de Francis Grossmann – Avec Gilbert Grossmann  – Mise scène et scénographie Odile Martin 
Mannequin  Françoise Grossmann  – Photos Gian Maria Sacco

Durée 1 heure